Les artisanes potières de Sè prennent connaissance de leurs droits et devoirs civiques

Allocution de la Directrice exécutive du CDEL.

46 femmes potières, membres des associations ADODOE, AKPENE-MAWOU, et MAWOUTONDJI de Sè ont été formées du 30 juin au 1er Juillet et du 7 au 8 Juillet 2022 sur « Les droits et devoirs civiques, la justice femmes-hommes (JFH) et l’engagement citoyen » dans le cadre du projet « Résilience socioéconomique des artisanes potières de Sè ».

Vue partielle des participantes et de la formatrice en plein exposé

Dans notre société et plus précisément dans l’arrondissement de Sè, les droits des femmes sont généralement mis en veilleuse, à l’exception de ceux accordés par leur conjoint ou la communauté. Ces femmes subissent des violences physiques et psychologiques qui trouvent leur racine dans les déterminants culturels de la localité.  Elles sont impuissantes face à cette situation, car ne disposent pas d’informations suffisantes sur leurs droits et devoirs pour bien gérer les violences dont elles sont victimes.  Afin de pallier cela, l’ONG-CDEL a formé 46 femmes potières sur « Les droits et devoirs civiques, la justice femmes-hommes (JFH) et l’engagement citoyen ». Ainsi, chaque groupement de femmes potières de Sè a été renforcé sur les notions telles que : Les droits et devoirs civiques ; Le citoyen dans la cité ; Le rôle de la femme dans la société en tant que citoyenne ; La valorisation de la femme potière et son engagement ; Les moyens pour inciter et encourager l’engagement citoyen ; Les fondements juridiques de la justice entre homme et femme au Bénin ; Les outils de mise en œuvre de la justice entre homme et femme ; Le Rôle de la femme potière engagée pour la justice entre homme et femme.

Les femmes potières de Sè ont désormais une meilleure connaissance de leurs droits et de leurs devoirs vis-à-vis de leurs maris. Elles ont aussi compris les comportements à éviter et qui inciteraient les hommes à la violence. Elles sont désormais conscientes de leur rôle dans l’éducation des enfants pour construire une société sans violence. Convaincues que cette formation a été bénéfique pour elles, les potières sont déterminées à faire respecter leurs droits et à développer des stratégies pour prévenir et dénoncer les actes de violence. Elles ont pris l’engagement de jouer leur partition en ce qui concerne leurs devoirs dans la société.

Notons que cette activité a été rendue possible grâce à l’appui financier de l’Organisation Internationale de la Francophonie à travers le fonds La Francophonie Avec Elles, dans le cadre du projet intitulé : « Résilience socioéconomique des artisanes potières de Sè » en cours de mise en œuvre.

 

Vue d'ensembles des participantes aux séances de formation

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