Journée internationale des droits de la femme, Edition 2019

Journée internationale des droits de la femme, Edition 2019

LE CENTRE DE DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE LOCAL (CDEL) CÉLÈBRE LA FEMME AVEC SON PERSONNEL

Organisée et tenue  le Vendredi 22/03/2019 dans la salle de réunion de l’ONG, cette célébration a été Initiée sous le thème, « comment agir sur les freins qui bloquent la contribution de la femme au développement du Bénin ». Elle a réuni tout  le personnel de l’ONG et  a été marquée dans un premier temps par des réflexions autour dudit thème et ensuite par les festivités.

C’était sous le regard admiratif de la Directrice exécutive du CDEL et de tout le personnel que les dames Claire TCHEHOUDJE, Aubierge ASSAOU  et Amédée NOUDOUKOUCAKPO, toutes stagiaires au CDEL ont animé la communication sur le thème « comment agir sur les freins qui bloquent la contribution de la femme au développement du Bénin ». Détermination, motivation et émotions se dégageaient des présentatrices lorsqu’elles exposaient les freins socio-culturels qui constituent le blocage pour les femmes dans leur désir à agir pour le développement de leur pays.  Après avoir exposé les rôles de la femme sur le plan éducatif, économique, politique et son importance connue de tous dans le processus de développement, les présentatrices ont évoqué les freins qui bloquent sa contribution au processus de développement de son pays. Selon elles,  l’organisation de la société basée sur des rapports hiérarchiques reléguant la femme au second rang ; les barrières culturelles, l’analphabétisme ou le faible niveau d’alphabétisation sont autant d’obstacles qui créent  chez  la femme des complexes tels que le manque d’assurance et de confiance en elle-même. Les exposantes ont au cours de cette célébration proposé des approches de solution telles que la nécessité de prendre en compte l’égalité homme-femme comme nouvelle approche du développement mondial,  pour accélérer la prospérité comme le préconisent les Objectifs du développement durable ainsi que l’alphabétisation et l’instruction non discriminatoire.

La Directrice Exécutive dans sa prise de parole a réitéré la réalité des freins liés aux pesanteurs socio-culturelles et qui empêchent la femme -dans l’ensemble- de contribuer efficacement au développement de son pays. Cependant, affirme-t-elle, les femmes doivent trouver le self motivation pour surmonter ces obstacles, s’affirmer pour que leur place leur soit reconnue. Elle a ensuite demandé aux femmes participantes d’assurer l’équilibre dans l’éducation de leurs enfants (filles et garçons). Même si ceci peut sembler n’être qu’une goutte d’eau dans la marre, ça peut faire tâche d’huile dans l’environnement immédiat et par ricochet dans la société entière.

Cette journée a pris fin sur une note festive au cours de laquelle l’ensemble du personnel s’est régalé des mets purement africains et a esquissé des pas de dance sur les rythmes de la musique moderne et traditionnelle.

 

 

1

Séance de travail sur le thème de la journée

 

2

Photo de famille du personnel majoritairement féminin

 

5

Le personnel partageant un repas en famille

 

4

Moment de réjouissance

Discours de la Présidente du GMEC de l’association ESPÉRANCE des couturières et couturiers bénéficiaires du CDEL-ONG

Discours de la Présidente du GMEC de l’association ESPÉRANCE des couturières et couturiers bénéficiaires du CDEL-ONG

 Discours prononcé à l’occasion de l’anniversaire de l’Association des Couturières et Couturiers “ESPERANCE“

  • Madame la Présidente ;
  • Monsieur Andoche AMOUSSOU, Promoteur de la marque « LOLO ANDOCHE », parrain de l’évènement ;
  • Madame la Directrice Exécutive du Centre de Développement Economique Local ;
  • Mesdames et Messieurs les membres du bureau de l’association ;
  • Monsieur le Président du Collectif des Artisans de la zone III ;
  • Mesdames et Messieurs les représentants des associations sœurs bénéficiaires du Centre de Développement Economique Local ;
  • Chers invités ;
  • Mesdames et Messieurs ;

 Mes premiers mots sont des mots de remerciements en nos noms à nous tous. Mes remerciements vont également au Père Curé pour l’organisation parfaite de cette Messe d’action de grâces. Nous venons d’assister à belle cérémonie religieuse. En ce jour d’action de grâce, je voudrais dire ma reconnaissance et mon admiration à toutes et à tous pour notre courage et notre ténacité. Ce n’est jamais gagné d’avance lorsque, venus de divers horizons l’on s’associe pour travailler ensemble. Dix-huit (18) années de vie commune, dans nos différences, nous faisons notre petit bonhomme de chemin. Nous en rendons grâce à Dieu.

Je voudrais en cette occasion solennelle demander très respectueusement à l’assistance de se lever pour observer une minute de silence en mémoire de tous nos associés qui ne sont plus de ce monde. (Minute de silence). Plaise au Ciel et aux mânes de nos ancêtres que, de là où ils sont, ils nous assistent, nous inspirent et nous éclairent dans notre combat que j’estime noble, noble parce qu’il participe à l’émancipation des artisans en général et des femmes en particulier pour leur affranchissement de la pauvreté.

Mesdames et Messieurs les associés, chers invités,

C’est avec joie et fierté que je prends ce jour, samedi 30 Mars 2019, la parole au nom de nous tous devant cette auguste Assemblée qui annonce, à n’en point douter, le renouveau de l’artisanat dans notre société, une nouvelle ère qui voit se développer des initiatives en faveur des plus démunies que nous sommes. Nous nous y sommes engagés depuis 18 ans. Mais, nous n’aurions jamais pu le faire sans les esprits éclairés qui très tôt ont compris l’importance de l’indépendance financière des artisans. Je veux nommer l’initiative du CIDR devenu Centre de Développement Economique Local (CDEL) avec à sa tête une brave femme madame DATO que je vous prie d’ovationner chaleureusement. Elle conduit la destinée de cette grande association dont nous sommes une filiale avec doigtée, expérience, abnégation et détermination. C’est le lieu de la remercier pour ces nombreuses initiatives au service du grand public que nous sommes, nous couturières et couturiers.

Que retenir de cette excellente collaboration ?

Trop de choses qu’on ne saurait citer de façon exhaustive. Mais nous en retenons ici pour faire court, quelques points saillants. En créant les associations des divers corps de métiers au sein du Centre de Développement Economique et Local (CDEL), on note l’organisation des artisans dont l’effet positif n’est plus à démontrer aujourd’hui. Cela représente une amorce importante dans le devenir de l’artisanat béninois. Les activités de renforcement de capacités sur divers volets ont été les moments les plus cruciaux de la vie de notre association et de ses membres. A travers nos rencontres hebdomadaires nous avons su mieux nous connaître, coopérer dans les domaines de nos compétences, animer des formations nous-mêmes et apprendre à former nos consœurs et confrères, à échanger nos points de vue et idées. Ce foisonnement nous a permis d’apprendre aussi les uns des autres. Nombreux sont ceux qui sont devenus des formateurs et formatrices parmi nous.

Aujourd’hui, à notre âge de maturité, je puis dire que nous sommes en train de gagner le pari. C’est le lieu de saluer et de remercier tous ceux qui ont d’une manière ou d’une autre contribué à cette action dont la poursuite n’est plus à marchander. Nous venons ici remercier particulièrement les partenaires techniques et financiers (GeTM, Oxfam et autres) qui ont agi à travers le CDEL. Ils n’ont lésiné sur aucun moyen pour nous conduire à ce stade.

Dans la même lancée, et sous l’égide du CDEL, les groupements mutualistes d’épargne et de crédits (GMEC) ont été créés par corporation ce qui a permis aux associés de renforcer leurs capacités financières. C’est le lieu de rappeler que notre GMEC aura sous peu quinze (15) ans. L’équipe mise en place à l’époque a travaillé d’arrache-pied et vient d’être renouvelée. Malgré les difficultés rencontrées dans son parcours, le groupement a continué le travail et affermi sa notoriété et fait aujourd’hui le bonheur de bon nombre d’entre nous dans la recherche de financement pour développer leurs activités. Le chemin pour arriver à ce carrefour, nous en convenons tous n’a pas été facile. Mais nous y sommes quand même arrivés. C’est le lieu de remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette initiative dont le bilan a été fait au mois de janvier dernier.

C’est le lieu de nous galvaniser davantage pour aller plus loin car nous le pouvons.

J’avoue que cette mission, à priori difficile et périlleuse, a été facilement accomplie grâce à la collaboration et à la détermination dont chacun de nous avons fait montre.

Je voudrais remercier très particulièrement et sans exclusivité, tous les membres du Bureau de notre association ici présent et ceux qui n’ont pas pu venir pour quel qu’empêchement que ce soit. Vous avez été tous formidables.

Je nous invite donc toutes et tous à travailler avec ardeur, sans désemparer pour porter très haut l’étendard des artisans, car leur prise en compte dans l’économie nationale est désormais devenue une réalité. Ne ratons donc pas l’occasion de nous exprimer par ce canal précieux qui nous est offert pour faire de nos métiers respectifs, des passerelles sures pour gagner notre vie et par cela, inciter la jeune génération à emprunter ce chemin dans le modernisme.

Je ne saurais terminer ce bref propos sans adresser notre remerciement collectif au promoteur de la marque “LOLO Andoche“ ici présent qui a accepté d’être le parrain du présent événement. Soyez en infiniment gratifié par le Tout Puissant. Enfin, j’implore le Seigneur qu’il daigne accorder à nous tous sa bénédiction et qu’il nous accompagne dans nos actions et nos projets futurs.

  • Vive l’association des Couturières et Couturiers « Espérance »
  • Que la fête soit belle,

Je vous remercie.

Cotonou, le 30 Mars 2019

 

Mme Florette HEDIBLE

Présidente du GMEC de l’association ESPÉRANCE des couturières et couturiers bénéficiaires du CDEL-ONG

1

2

3

4

Mathias BEHANZIN, Représentant de la MdSC à la cérémonie

Mathias BEHANZIN, Représentant de la MdSC à la cérémonie

L’édition 2015 de la cérémonie de présentation de bilan annuel et de remise d’attestation et de lots aux bénéficiaires a été pour moi l’occasion de prendre la mesure de l’immensité du travail qu’abat le CDEL sous sa modeste apparence.

Il est intéressant de savoir que le CDEL s’est intéressé prioritairement aux catégories sociales les plus vulnérables à savoir les femmes et les jeunes (leur nombre dépasse largement celui des hommes bénéficiaires), s’inscrivant ainsi dans la résolution de problèmes sociaux actuels. De nombreuses études soulignent en effet les coûts sociaux du manque d’instruction et de moyens des femmes, qu’elles mettent en relation directe avec la persistance du sous-développement. Il en est de même pour la qualité de la jeunesse dont dépend l’avenir. Pour ce qui est fait, les chiffres sont évocateurs : 935 micro-entrepreneurs appuyés et 6333 jeunes accompagnés. Aussi note-t-on dans les actions menées par le CDEL qui fait du renforcement des capacités son leitmotiv, le souci de transition vers des comportements et habitudes propices au développement économique chez les bénéficiaires ; le bilan révèle que tout au long de l’année, diverses formations techniques et managériales ont été données. En dehors des actions déjà reconnues dans le cadre de l’aide à l’insertion professionnelle des jeunes (formations à la rédaction de CV, lettre de motivation, identification de projet professionnelle, rédaction de plan d’affaire, …), le CDEL fait de la communication sociale sur les méfaits de la consommation de la drogue qui freine la qualification et l’adaptation. Il adopte pour cela une stratégie bien adaptée, plutôt que d’inviter les jeunes il va à leur rencontre sur « leur territoire » (écoles et universités, centres d’apprentissage) avec une approche bien définie : l’approche de Pair-éducateur, qui est très efficace pour tout processus de changement de comportement chez les jeunes.

Je félicite la Directrice Exécutive et toute l’équipe technique du CDEL. Je sais quels peuvent être les challenges auxquels ils ont dû faire face pour obtenir ces résultats, mais je forme le vœu que les années à venir, ils puissent encore progresser et poser des jalons solides pour l’avenir du développement au Bénin.

Membre de l’administration

Membre de l’administration

Je connais des élèves en terminale qui consomment beaucoup de café et d’alcool dès qu’ils sentent la fatigue. Ce qui les a conduit à terme à une certaine dépendance de ces substances. Ils m’ont avoué que quand ils en consomment, une fois au cours ils n’arrivent plus à suivre les cours et font des sorties intempestives

Une enseignante

Une enseignante

J’ai dans une de mes salles de cours, un garçon qui dort en classe tout le temps. Quand je le vois, je le sens tout le temps fatigué et après l’avoir interrogé, il m’a répondu qu’il se couche au plus tôt à 02h du matin et qu’il vit avec sa sœur qui est étudiante. Il m’a expliqué qu’il ne veut pas vivre avec sa mère parce qu’elle va contrôler toutes ses sorties. Quand je me suis mise à sensibiliser les élèves de la classe sur les conséquences de la consommation de la drogue en milieu scolaire, il a montré une forme de révolte.