Résiliences socio-économique des artisanes potières de Sè co-financé par l’OIF

D’une superficie de 320 km², la Commune rurale de Houéyogbé fait partie des six (06) communes du département du Mono.  Elle est réputée pour le savoir-faire traditionnel et identitaire des femmes de l’arrondissement de Sè : la fabrication de plats, casseroles de cuisine, jarres, pots de fleurs et autres objets d’art à base d’argile cuite. Les conditions de travail sont très pénibles : l’extraction de la matière première se fait dans des carrières situées à des dizaines de kilomètre ; le séchage des pots se fait dans de feu causant parfois des brulures sévères sur le corps et affectant l’environnement avec l’émission de C02. L’activité attire les touristes, ce qui facilitait son écoulement. En dehors des touristes, les produits sont vendus sur les marchés locaux ou convoyés vers le Nigéria et le Togo. Mais avec la fermeture des frontières pour les causes mentionnées plus haut, les revenus des potières ont considérablement baissé[1]. Cette baisse a entrainé la dégradation de leurs conditions de vie déjà précaire. L’accès aux soins de santé, l’alimentation et l’écolage des enfants sont devenus difficiles. Cette situation a entraîné de facto la recrudescence des violences faites à leur égard par les conjoints. Car, elles assument une grande part des charges familiales. Ces violences sont encouragées par les pesanteurs socioculturelles du milieu qui tendent à chosifier la femme, à la réduire dans un rôle de reproduction et de ménagère. Face à la force des pesanteurs socioculturelles, elles sont résignées et manquent de leadership nécessaire pour dire non et aussi pour participer à l’animation de la vie communautaire, à prendre part aux instances de prise de décisions. La preuve, il n’y a pas de femmes au sein de la mandature actuelle du Conseil Communal de Houéyogbé.

[1]Selon, le rapport de synthèse de l’Enquête Démographique et de Santé 2017-2018 (INSAE, 2018), plus d’un quart des femmes de 15-49 ans (27 %) a déclaré avoir subi des violences physiques à un moment quelconque de leur vie depuis l’âge de 15 ans. Une femme sur 10 a subi des violences sexuelles à un moment quelconque.

Objectif général

Renforcer la résilience socioéconomique des potières de Sè

Objectif spécifique

Accroître la capacité de production et le leadership de 50 potières de Sè dans la commune de Houéyogbé

Résultats

  •  Les capacités de production des potières de Sè sont améliorées;
  •  Les potières sont mieux structurées et gèrent bien leur entreprise;
  •  Les potières de Sè ont développé des aptitudes nécessaires pour faire face aux VBG et aux effets néfastes de la COVID19.

Durée de mise en œuvre

Le projet sera mis en œuvre sur une période de 12 mois, octobre 2021 – octobre  2022

 

Partenaires

  • Maire de Houéyogbé
  • Centre de Promotion Social (CPS)
  • Association de développement de Sè 

CDEL ONG

Read Previous

Rapport d’activités CDEL 2020

Read Next

Les artisanes potières de Sè renforcent leurs connaissances sur les Compétences de Vie