Projet ‘’Croissance économique et Entrepreneuriat des jeunes’’ ; la formation sur site a démarré avec les maraichers

Après l’étape de Formation en salle en tronc commun,  la formation des jeunes entrepreneurs retenus dans le cadre du projet « Croissance économique et Entrepreneuriat des jeunes » mis en œuvre par le CDEL avec le cofinancement d’Oxfam », s’est poursuivie ce mercredi 20 août 2014 sur le terrain ; l’étape de formation sur site par petits groupes constitués par type d’activité.

C’est le groupe des entrepreneurs maraichers qui a ouvert le bal.
Ils sont en effet trois, Charles Glitho,  Madiou Akiola  et Phillipe Sènou, sur les quatre appelés, à prendre part à cette formation sur la thématique de techniques modernes de maraichage, à Djèffa sur le site maraicher de Phillipe Sènou.

La formation assurée par Emmanuel Anago Codjo, Agronome de formation, s’est articulée autour de quatre axes.
Le premier module a traité des techniques de production en maraichage.  Quelles sont les opérations culturales qu’il faut pratiquer pour installer une opération de maraichage de façon générale, avec pour illustration les fiches techniques d’un certain nombre de culture maraichère  comme la tomate et autres spéculations.

Le second est lié à la question de gestion des ravageurs ; ces insectes et  maladies  qui attaquent chacune des cultures qu’ils pratiquent  et qui négativement influencent la qualité et la quantité de la production  et donc la rentabilité de production.  Il s’est agi de les aider à identifier déjà  les dégâts et pouvoir faire le lien entre le dégât et le ravageur qui peut en être la cause et partant, pouvoir faire le traitement qui convient.

Le troisième module a été sur la gestion de la fertilité du sol ; comment nourrir le sol, comment entretenir la fertilité du sol pour qu’il soit productif  le plus longtemps possible. Quel est le rôle que joue chaque composante d’un engrais, exemple du NPK,  et comment on le fournit  de façon à assurer le niveau de production recherché en fonction des cultures pratiquées. Dans un environnement comme le nôtre où l’engrais n’est pas toujours disponible, quelles mesures alternatives  pour convenablement développer la fertilité de leur sol, notamment l’utilisation des fumiers de ferme et du compost, ont été abordées.

Et enfin le dernier module sur la gestion économique de leur entreprise, le compte d’exploitation et le dimensionnement de l’exploitation.

« Etant donné qu’on était dans un processus de formation basé sur la pratique impliquant des stratégies d’andragogie, on a su s’inspirer de leurs expériences  vécues. Nous sommes persuadés qu’ils vont tirer de grands avantages  en terme d’application du contenu de cette formation » dira le formateur au terme des deux jours passés ensemble.

Avis partagé par les participants pour qui l’impact de cette  formation sur leurs activités les prochains jours, ne sera pas à démontrer.

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